Rappeurs, footballeurs et gladiateurs jouent sur le même terrain

Rappeurs, footballeurs et gladiateurs jouent sur le même terrain

Le Rap a tellement été assimilé au sport, qu’il en est pratiquement devenu un ! Dans ce sport ou plutôt ce game, les joueurs sont les artistes, les capitaines sont les producteurs, les entraîneurs prennent le rôle de manager, on appelle les clubs : les labels et les stades sont symbolisés par les villes. Le contexte est placé, vous commencez à voir où je veux en venir, les articles sur le sujet sont nombreux de part le rapprochement culturel entre les footballeurs et les rappeurs. Cependant, en faisant un léger retour dans le passé, on pourrait facilement assimiler le business du foot au « business des gladiateurs ». Des ventes, des achats, des transferts, des gradins, des arènes, une démonstration de puissance, des adversaires. Cela ne vous rappelle-t-il pas le rap ?

Qui sera le prochain « Spartacus » ?

Les gladiateurs étaient des « stars » de leur époque. Autant aimaient que détestaient par le peuple, et adulés par les plus jeunes, ils servaient de distraction aux plus grand nombre. Les plus valeureux devenaient des icônes, comme le plus connu de tous : Spartacus. Les gladiateurs savaient manier les techniques de combat, ils s’entrainaient sans relâche, jusqu’à parfaitement maitriser leur domaine. Chacun avait sa technique, son arme, son style, ce qui permettait d’offrir un spectacle intense.

Le public, autour de l’arène, scande les noms de leur héro. La tension monte, le show peut commencer. Les guerriers rentrent en piste et offrent leurs plus belles techniques durement travaillées à l’entraînement. Le public est comblé, mais pour certains, l’issue est fatale…

Bien heureusement, en 2016, nous avons évolué et les « gladiateurs » de nos jours, jouent en toute liberté devant une foule tout aussi enthousiasmée que dans le temps.

Le ballon des favelas

Hier comme aujourd’hui, les peuples opprimés jouent les pires rôles dans la société. Malgré cela, ils trouvent toujours les ressources pour sortir intelligemment de cette oppression. Nombreux sont les sportifs et notamment les footballeurs qui ont réussi malgré les difficultés de départ. À force de travail et de détermination, ces enfants au destin incertain se retrouvent les stars de millions de fans à travers la planète.

Ils s’entrainent durement, peaufinent leur technique, et approfondissent leur connaissance. Les arènes sont pleines, le public est chaud, les cramponnés entrent sur le terrain, le match peut se jouer. Les plus combatif offriront la victoire à leurs aficionados. Cela nous fait fortement penser aux gladiateurs, mais aussi aux rappeurs qui ont eux aussi transformé leur discipline en un véritable « sport » où le peuple joue son rôle.

Le Rap sportif

Le peuple opprimé à inventer le Rap. Directement sorti des sous-sols d’Harlem, le Hip-hop a surgi comme une trainée de poudre. Nous voici pratiquement 50 ans plus tard, et la culture Hip-hop a complètement submergé la totalité du globe. Tous les peuples opprimés s’y sont reconnus, la jeunesse s’est emparée du mouvement et ne l’a plus lâché de génération en génération.

Il se passe quelque chose de magistral, les « gladiateurs esclaves », les « footballeurs des favelas » et les « rappeurs des ghettos », tous ont un départ commun, et tous divertissent les foules. Il semblerait que les êtres humains aient une admiration pour ceux qui partent de rien pour devenir grand aux yeux de tous.

« Started from the bottom now we’re here ».
Drake

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