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Les solutions alternatives aux grandes maisons de disques

Les solutions alternatives aux grandes maisons de disques

Si beaucoup d’artistes visent un contrat avec une grosse maison de disques pour concrĂ©tiser leur succès, tous n’ont pas cette vision du business. Certains se tournent donc vers des solutions alternatives : contrats multiples, labels indĂ©pendants…

Pourquoi certains artistes signent-ils sous plusieurs labels ?

Pour percer dans le monde de la musique, et peu importe l’univers concernĂ©, il ne suffit pas toujours d’avoir du talent. Il faut aussi savoir l’exploiter, le mettre en valeur et le promouvoir pour dĂ©crocher des contrats avec des maisons de disques et leurs labels. Les diffĂ©rentes clauses de ces contrats permettent aux artistes de crĂ©er plus ou moins librement leurs titres, d’effectuer certains types de promotion et d’accĂ©der Ă  des opportunitĂ©s uniques. Un label peut ne pas toujours proposer l’ensemble des Ă©lĂ©ments attendus par un artiste. Il peut donc choisir de piocher les contrats lĂ  oĂą ils sont avantageux. L’exemple le plus frappant aujourd’hui est Bones qui malgrĂ© des offres Ă  plusieurs zĂ©ro, refuse tout contrat pour rĂ©pondre Ă  la seule Ă©xigence de sa crĂ©ativitĂ©.

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La clause d’exclusivité

Dans la musique, les artistes sont rĂ©gulièrement amenĂ©s Ă  signer des contrats. Les clauses sont le plus souvent Ă©tablies entre le label, la maison de disques et l’artiste. L’une d’entre elles est particulièrement importante : il s’agit de l’exclusivitĂ©. Si un artiste signe un contrat exclusif avec une maison de disques ou un label, il lui sera impossible de se tourner vers un autre distributeur ou producteur durant toute la pĂ©riode du contrat, et qu’importent les offres qui lui sont faites. Ă€ l’inverse, si aucune clause d’exclusivitĂ© ne relie l’artiste au label ou Ă  la maison de disques, il lui est possible de signer plusieurs contrats. On se souvient des problèmes que Gradur a rencontrĂ© lors de son premier contrat. Se voyant dans l’obligation de faire un album sans vraiment en avoir envie.

Signer différents contrats ?

Chaque contrat est unique, puisqu’il est en toute logique nĂ©gociĂ©e entre le label et l’artiste. Ce dernier peut faire le choix de confier certaines parties de son accompagnement Ă  diffĂ©rents labels, et de jongler ainsi entre plusieurs offres. De cette manière, il peut personnaliser totalement la gestion de sa carrière. Opter pour cette gestion managĂ©riale n’est pas simple et demande beaucoup de rĂ©flexion : les contrats doivent faire l’objet d’Ă©tudes poussĂ©es. Version plus amĂ©ricaine d’une carrière on pourrait citer n’importe quel artistes US. Il suffit de regarder la grande diversitĂ© d’un rappeur comme Snoop Dogg qui au grĂ© de sa carrière c’est baladĂ© de major en major.

Les labels indépendants

Beaucoup d’artistes soucieux de maintenir leur liberté de création et de décision dans leur carrière font le choix de se tourner vers des labels indépendants. D’autres finissent même par créer leur propre label. Comme Gucci Mane avec son propre label 1017 Brick Squad ou encore Booba pour Tallac Records.

Une structure indépendante

Il y a encore quelques annĂ©es, les petites structures indĂ©pendantes formĂ©es par les labels dĂ©tachĂ©s des maisons de disques fonctionnaient plutĂ´t bien. L’industrie du disque Ă©tait Ă  son apogĂ©e, jusqu’à l’émergence d’une crise en 2007 : le piratage en ligne s’est dĂ©veloppĂ©. Dès lors, les tĂ©lĂ©chargements illĂ©gaux ont mis Ă  mal les droits des maisons de disque et des labels, indĂ©pendants ou non. Seules les structures les plus solides survivent Ă  une telle pathologie. Pourtant, beaucoup ont su rebondir et maintenir leur business Ă  flot. On repart de plus belle sachant qu’en 2016 l’industrie de la musique Ă  battue le record toutes annĂ©es confondu terme de recette. Pour les artistes, les labels indĂ©pendants proposent des contrats très variables, mais qui peuvent se montrer avantageux. Il n’est plus vraiment difficile de promouvoir sa musique aujourd’hui : rĂ©seaux sociaux, plateformes vidĂ©os… Internet est le meilleur vecteur de publicitĂ© qui puisse exister. La proximitĂ© avec le public est donc largement facilitĂ©e.

Le marché des labels indépendants

En France, on estime que 8 disques produits sur 10 le sont aujourd’hui par des indĂ©pendants. De grands noms de la musique française actuelle ont aussi dĂ©cidĂ© de signer sous ces nouveaux noms de l’édition. Il existe aussi un marchĂ© des labels indĂ©pendants qui prend place dans la Halle des Blancs Manteaux. Soixante-dix labels indĂ©pendants tiennent les stands. La crĂ©ation indĂ©pendante prend une place importante sur la scène musicale actuelle. La SociĂ©tĂ© Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) gère donc l’Independant Label Market et les droits des producteurs indĂ©pendants. Le prix des IndĂ©s, et aussi remis de manière annuelle. Ces initiatives ont dĂ©jĂ  fait leurs preuves dans d’autres pays tels que le Royaume-Uni, l’Allemagne et les USA. Le but Ă©tant de montrer aux consommateurs Ă  quel point il est de soutenir de ce type de production. Mais aussi de faire la promotion de jeunes talents…

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