Retta’ Bruce Lee
HappyDranker ouvre le chapitre qui manquait: « Retta’ / Bruce Lee » n'est pas qu'un titre, c'est une posture. Le beat pulse comme un respire rapide; la voix s'inscrit en filigrane, rapide et précise, prête à porter le poids d'une philosophie du corps en plein quartier. On sent que l'univers du morceau est moins une démonstration qu'une étude du temps: chaque syllabe est un coup, chaque silence une pause avant le prochain mouvement. Le nom Bruce Lee résonne comme un motif—discipline, efficacité, vitesse—et Retta’ apporte la tension émotionnelle qui fait d'un couplet une confession. Dans cette pièce, le rap devient entraînement pyrotechnique et réflexion sur le geste: on sort lessivé mais clair, prêt à affronter la rue comme un ring éclairé par des néons. Le futur du genre se sculpte ici.