Piranhas
Le clip où Lala &ce et Mikano s’infiltrent dans l’imaginaire urbain est une morsure sonore qui refuse les zones tampons. Sous l’éclairage qui découpait les silhouettes comme des contours de mémoire, la scène se lit comme une carte mentale du quartier — pas de lointains, juste des pas qui résonnent. Lala &ce pose une voix grave et tranchante, prête à tout, tandis que Mikano répond avec une cadence qui serpente et percute. Takuma.prd, caméra au poing, traque chaque souffle, chaque micro-choc rythmiques: l’image ne chante pas, elle frappe. Piranhas s’impose comme un chapitre rapide dans une histoire urbaine où la survie passe par l’œil et l’oreille. Rien n’est décoratif: tout est nécessaire, tout est réel, et l’instant devient durable dans ce flux qui ne craint ni l’ombre ni le feu.