PANIQUE
ÉMILE frappe comme une claque dans l’enceinte chaude d’une nuit qui respire mal. PANIQUE n’est pas juste un morceau: c’est une porte d’entrée dans une ville qui bat au ralenti puis s’emballe. Le morceau avance en apnée: des basses lourdes, des nappes qui ronronnent, et une voix qui porte l’angoisse avec une précision chirurgicale. On est pris par ce mélange d’intimité et de bruit: les fragments de rimes s’emboîtent comme des pièces d’un puzzle urbain. L’ensemble raconte une trajectoire d’artiste en train de se forger une vision sans compromis. Ce n’est pas du spectacle: c’est une promesse, une façon d’ausculter le quotidien pour en extraire de la lumière. On attend la suite avec la même curiosité qu’on garde en poche un secret qui pourrait changer de camp.