GANG DES BLEUS
Costa signe une montée en puissance avec le morceau "Gang des Bleus 3.0", scène nocturne et dense qui semble tourner sur un seul axe: authenticité. Le flow tranche, les basses parlent comme des pas sur le bitume, et ce qui se raconte tient autant du manifeste que du témoignage. On suit un univers où le collectif repense son identité, sans surjouer, avec une précision qui rappelle qu’écrire sur la rue peut être une sculpture. Dans ce cadre, Costa porte le récit avec une voix qui respire l’urgence sans perdre sa musicalité, et le refrain revient comme une promesse tenace. Ce n’est pas un coup d’éclat: c’est la page d’un chapitre qui confirme que le BLF n’a pas fini de réinventer sa langue, ici et maintenant, sur le terrain.