FOCUS ON ME
Dans Focus On Me, FERG n’écrit pas pour exister: il brûle pour exister. L’ambiance oscille entre néon et béton, où l’ego se mesure au miroir et où chaque phrase frappe comme une claque. Denzel Curry arrive tel un orage venu du Sud, punchlines lourdes et cadence ciselée, rappelant que le micro est une arme et l’attention, une monnaie. L’alchimie est brute, précise: pas de démonstration gratuite, tout est calculé, vital. Le morceau avance en braquet, la voix monte puis retombe avec la gravité d’un souvenir qui refuse de s’éteindre. Plus qu’un feat, c’est une épreuve de vérité; Focus On Me devient un rituel d’affirmation où la scène est le champ de bataille et le public, le jury qui ne pardonne pas.